L' endométriose

L' endométriose
les articles les plus récents se trouvent à la fin!


*** Qui l'endométriose touche-t-elle ?Potentiellement, toutes les femmes réglées.
Il n'est pas rare aujourd'hui de voir de très jeunes femmes atteintes par cette maladie. Et lorsqu'on les interroge, la plupart des femmes atteintes sévèrement par cette maladie se plaignent d'avoir souffert depuis la puberté de douleurs gynécologiques violentes sans que le médecin ait évoqué une possible endométriose.
Il existe également des cas de femmes ménopausées ou opérées par hystérectomie et ovariectomie qui continuent à souffrir d'endométriose, notamment à cause des traitements hormonaux de susbstitution.


*** Qu'est-ce que l'endométriose ?
L'endomètre est le tissu qui tapisse l'utérus.
Sous l'effet des hormones (oestrogènes), au cours du cycle, l'endomètre s'épaissit en vue d'une potentielle grossesse, et s'il n'y a pas fécondation, il se désagrège et saigne.
Ce sont les règles. L'endométriose est une maladie généralement récidivante causée par du tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l'utérus et provoque des lésions, des adhérences et des kystes (endométriomes) dans les organes colonisés
.
Aujourd'hui, l'endométriose est diagnostiquée, souvent par hasard, avec un retard moyen de cinq années, durant lesquelles la maladie a eu le temps de causer des dommages notables à différents organes.


*** Quelle est l'origine de cette maladie ?
Plusieurs théories existent sur l'apparition de cette maladie, sans qu'aucune n'explique totalement toutes les formes de cette maladie.
On a ainsi longtemps évoqué le fait que cette maladie concernait surtout les femmes blanches ou érudites ou riches, ou même les trois à la fois.
Ces légendes semblent encore trouver un écho aujourd'hui. Il est pourtant évident que la seule explication valable au fait qu'une femme européenne soit plus souvent diagnostiquée qu'une femme africaine par exemple, réside dans la différence des conditions de vie économiques et culturelles.
Quant à la théorie de la grossesse qui guérit, elle est également mise en cause.
En fait, il semble plus réaliste de considérer que la grossesse ne "guérit" pas l'endométriose, mais l'améliore notablement ou préserve d'une dégradation de la situation.
Parmi les théories les plus plausibles, on peut citer :
la transplantation de cellules endométriales soit par les trompes,les voies lymphatiques, vasculaires, ou suite à un acte chirurgical gynécologique (laparotomie, césarienne, épisiotomie).
la métaplasie : transformation d'un tissu normal en un autre tissu anormal, le tissu péritonéal se transformerait donc en tissu endométriosique soit spontanément, soit à cause de facteurs hormonaux.


*** Quelles sont les localisations possibles ?

L'endométriose peut être ovarienne, péritonéale, vésicale, intestinale, rectale, et parfois même, dans des formes rarissimes, ombilicale, pulmonaire ou cutanée . Il est également possible de développer de l'endométriose dans le muscle utérin.
Dans ce cas, elle est appelée adénomyose en opposition à l'appellation "endométriose", qui est réservée aux localisations externes à l'utérus. La gravité de chaque cas d'endométriose est évaluée par les chirurgiens selon les stades AFS (American Fertility Society).Plus le nombre et la taille des lésions et le nombre d'organes atteints sont élevés, plus le stade est élevé.
Ainsi, une endométriose légère est associée généralement aux stades I et II et une endométriose sévère aux stades III et IV.
On peut regretter que ce classement ne tienne pas compte d'autres facteurs, parmi lesquels la notion d'obturation des trompes ou la sensibilité au traitement médical contrairement à ce que fait la classification française FOATI (foyers de lésions ovaires, adhérences, trompes, inflammation).


*** Quels sont les symptômes ?
Ils peuvent être multiples et liés à la localisation de la maladie, chroniques ou périodiques, ou totalement absents dans les formes asymptomatiques, et leur intensité n'est pas révélatrice de la gravité des lésions. Les plus répandus sont :
douleurs :
-règles douloureuses (dysménorhée) et abondantes,
-douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie),
-douleurs pelviennes fréquentes, défécation douloureuse,
-difficulté pour uriner (dysurie),
-douleurs lombaires,
-abdominales (ombilicales ...),
-douleurs pelviennnes ou lombaires pouvant irradier jusque dans la jambe, ...
saignements (métrorragie, rectorragie ou spotting) principalement prémenstruels

diarrhée,constipation
nausées
ballonements douloureux lors des règles
troubles digestifs
douleurs en urinant, sang dans les urines
lombalgie
infertilité : la maladie est souvent révélée à l'occasion d'un bilan de fertilité
fatigue ...
Cette liste n'est malheureusement pas exhaustive car l'endométriose peut toucher de nombreux organes et la symptomatique varie en fonction des organes touchés.
Cette maladie peut être à l'origine d'infertilité (30 à 40% des cas) ou de douleurs pelviennes.

*** Comment la diagnostiquer ?
S'il est assez aisé de soupçonner cette maladie chez une femme souffrant de douleurs pelviennes par l'examen gynécologique, elle est toujours détectée par hasard chez les femmes asymptomatiques, souvent au cours d'examens pour une infertilité inexpliquée.
Actuellement seuls le prélèvement de lésions via coelioscopie et leur analyse permettent de diagnostiquer avec certitude l'endométriose.
Mais avant d'en arriver là, il faut que le médecin soit alerté par des lésions visibles au spéculum ou des masses ovariennes ou des nodules derrière le col décelées au toucher vaginal.
Les autres moyens de diagnostic en cas de suspiçion d'endométriose sont les suivants :
l'échographie pelvienne, utile surtout pour déceler la présence de kystes ovariens.
Les autres lésions peuvent malheureusement passer inaperçues ;
l'hystérographie ou hystérosalpingographie (radiographie de l'utérus et des trompes après injection d'un liquide révélateur), permet pour les professionnels de cet acte d'évoquer l'adénomyose et l'endométriose pelvienne ;
l'IRM imagerie par résonance magnétique nucléaire prometteuse en matière de suivi et de diagnostic quelle que soit la localisation des lésions ;
tous les examens radiologiques spécifiques liés à la localisation des lésions, urographie (radiographie de l'appareil urinaire) par exemple,
le scanner abdomino-pelvien pour les lésions digestives importantes;
les dosages de CA125, marqueur biologique présent dans le sang en cas d'endométriose entre autres, utile notamment pour le suivi des récidives,
la coelioscopie diagnostique (laparoscopie), (intervention chirurgicale qui consiste à introduire une petite caméra via le nombril pour visualiser les organes et y prélever les éventuelles lésions pour examen). Cette intervention est la principale méthode capable de déterminer s'il s'agit ou non d'endométriose


*** Quels sont les traitements ?
Il n'existe pas aujourd'hui de traitements définitifs de l'endométriose, même si la chirurgie et l'hormonothérapie peuvent endiguer l'évolution de cette maladie durant plusieurs mois ou années selon les cas.
Si dans de rares cas d'endométriose à un stade infime, une femme peut vivre sans aucun traitement particulier, la plupart du temps un suivi médical à vie est nécessaire. L'endométriose diminue et disparaît généralement après la ménopause, mais doit tout de même être surveillée surtout quand des traitements hormonaux de substitution sont mis en place à la ménopause.

Les traitements "traditionnels" sont les suivants :
*progestatifs et pilule oestro-progestative, traitements au long cours à privilégier
*agonistes de la Gn-Rh avec add-back therapy pour limiter la perte de masse osseuse et les effets secondaires. Ce traitement ne peut pas être prescrit au-delà d'une durée d'un an. Il nécessite de recourir à un autre moyen de contraception au cours du premier mois d'administration, son action étant dans un premier temps stimulante avant d'être ménopausante
*coelioscopie opératoire
*chirurgie par laparatomie
*hystérectomie avec ovariectomie et exérèse de toutes les lésions en place pour prévenir tout risque de récidive, souvent l'opération "de dernier recours".


***Quelles sont les conséquences sur la fertilité ?
De nombreux médecins conseillent à leurs patientes atteintes d'endométriose de ne pas trop retarder leur première grossesse.
De fait, certaines femmes devront patienter longtemps avant de voir leur projet de maternité se réaliser.
Quand la grossesse ne vient pas, on a recours aux techniques traditionnelles de Procréation médicalement assistée (PMA) : stimulation de l'ovulation, insémination artificielle, fécondation in vitro. L'endométriose est aujourd'hui une des principales indications de la FIV. A noter que la grossesse, parfois si chèrement obtenue, entraîne une rémission temporaire des symptômes d'endométriose.

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 04:33

Modifié le jeudi 28 mai 2009 17:28

Mon histoire... des premières douleurs jusqu'à mon opération.

Mon histoire... des premières douleurs jusqu'à mon opération.
***
Chez moi, des douleurs assez vives sont apparues dès mes toutes permières règles, vers 13 ans;
règles très abondantes et très douloureuses, elles duraient parfois plusieurs semaines!
Ma première gynéco me met sous pillule vers 14 ans pour avoir des cycles réguliers, et des douleurs moins importantes.

Depuis mes 14 ans, j'ai eu au minimum 10 pillules différentes (Adepal, Minidril, Diane 35, Mercillon, Phaeva, Stediril, Jasmine ...), j'avais du mal à supporter les effets indésirables (migraines, seins douloureux...).


Je me souviens d'une nuit où la douleur m'a réveillée; j'étais au lycée, en 1ère SMS, je devais avoir 17 ans.
Je me suis donc réveillée, pliée en deux en appuyant avec mes bras sur mon ventre tellement la douleur était intense.
Je pleurais, ma mère m'a entendue et est venue me voir.
Je me suis levée, pensant que j'avais une grosse envie d'uriner et que le fait de m'être trop retenue avait entrainé ces douleurs.
J'étais incapable de me mettre droite pour marcher, j'étais courbée; j'avais l'impression d'avoir un poignard dans le bas ventre.
J'ai pris 2 Antadys pour calmer la douleur (AINS utilisé lors des règles douloureuses, seul médicament qui me soulage lors de mes douleurs pdt les règles).
Je savais qu'il ne fallait prendre qu'1 seul comprimé à la fois, mais j'ai voulu essayer avec 2, j'avais trop mal.
La douleur est passée au fur et à mesure.

Le lendemain, je me suis levée pour aller en cours; douleurs disparues.
Je me rends donc au lycée; sur le trajet, la douleur revenait et s'intensifiait.
Je me souviens de ce jour où j'avais 2h de cours de Biologie.
La douleur devenait de + en + forte, je voulais attendre la pose pour aller à l'infirmerie, mais j'ai du partir avant.
Le lycée a appelé ma mère pour qu'elle vienne me chercher.
Le temps qu'elle arrive m'a paru une éternité, la douleur était intense. J'étais pliée en 2.

Ma mère m'emmène donc chez mon médecin traitant qui me fait un toucher vaginal pour palper mes ovaires, acte hyper douloureux!
Ne trouvant pas grand chose, elle (mon médecin traitant) appelle les urgences du Pôle Santé République à Clermont pour qu'ils me prennent en charge dès que j'arrive.
On m'examine (palpation de l'abdomen...), on me fait faire une échographie sur laquelle on ne voit pas grand chose, si ce n'est quelques petits kystes sur les ovaires.
Des urgences on m'envoie ensuite chez une gynéco, dans le bâtiment juste à côté.
Et là, encore un toucher vaginal très douloureux; conclusion: présence de plusieurs petits kystes sur mes ovaires, dont un aurait éclaté (rempli de liquide d'après la gynéco, liquide qui aurait irrité les muqueuses), provoquant ces douleurs intenses!
Je ne me souvient plus de la suite.
J'ai du repartir avec un traitement pour les douleurs, et j'ai du être arrétée quelques jours.


Après cet incident, j'ai continué à me faire suivre normalement, par cette gynéco (Dr D.), mais aussi par celle que j'avais avant (Dr De P. De L.) ( car il ne fallait pas attendre trop longtemps pour avoir un RDV avec elle, contrairement à celle vue après mon passage aux urgences: attente de 5 à 6 mois pour avoir un RDV).
Donc je vais toujours voir DR De P. De L., qui me change couvent de pillule à cause des douleurs abdo pré-menstruelles entre autres, sans chercher plus loin.
La dernière fois que je suis allée chez elle (toujours pour ces douleurs: mais qui devenaient plus importantes, et de + en + souvent hors des règles!), après m'avoir examinée, elle me dit " Vous avez une endométriose mademoiselle!"; je lui demande si c'est grave, et elle me répond que non, sans rien m'expliquer.
En rentrant chez moi, je cherche sur internet à en savoir plus sur cette "ENDOMETRIOSE".
Et forcément, je me suis fait peur: entre les forums où l'on parle des lésions les plus graves, les femmes obligées de vivre avec une sonde urinaire, ou avec une colostomie... et j'en passe!!!!

Alors j'ai repris RDV avec le DR D.; 6 mois après environ je la vois.
Je lui parle de mes douleurs avec précision (sans lui dire que l'autre gynéco m'avait parlé d'endométriose).
Après examen, elle pense elle aussi à une endométriose, localisée au niveau du ligament utéro-sacré gauche, alors je lui explique que je suis venue justement parce que mon autre gynéco m'en a parlé sans rien m'expliquer.
Dr D. me propose donc de faire des examens.
On commence par une échographie pelvienne et intravaginale, où l'on ne trouve rien.
Puis une IRM, plusieurs mois après, où l'on ne voit toujours rien!

Autant dire que ce jour là, j'étais assez énervée! On ne me trouve rien, alors que ces p.... de douleurs sont bien là, et le médecin m'annonce qu'elle ne voit rien (elle m'avait fait passer l'écho aussi), avec un air qui ne m'a pas plus, et sur un ton assez froid ("On ne voit rien mademoiselle, il n'y a pas de lésions, vous n'avez pas d'endométriose").Je continuais à me documenter sur internet, dans les bouquins, et les douleurs étaient bien celles de l'endométriose.

Dr D., après avoir reçu les résultats de l'IRM, m'envoie une lettre me disant de prendre contact avec un gynécologue obstétricien spécialisé dans l'endométriose pour faire une coelioscopie.
J'ai vite pris RDV avec le DR Def.
Le 1er RDV, toucher vaginal: il sent un nodule sur le ligament utéro-sacré gauche (comme le Dr D.).
Nous prenons RDV pour la coelioscopie le 13 novembre 2008.
J'ai ensuite pris mon RDV pré-anesthésique, le 5 novembre.



Le WE avant mon hospitalisation, les douleurs étaient à la limite du supportable, je ne pouvais pas rester assise. Mes règles venaient d'arriver, mais cela faisait plus d'une semaine que j'avais des pertes sanguines.
Je ne pouvais pas prendre d'antadys la semaine avant l'intervention, mais seulement du paracétamol, car les AINS m'auraient trop fait saigner pdt la coelio d'après la gynéco; autant dire que le paracétamol ne me faisait pas grand chose!!!

Je suis rentrée à la clinique le 12 novembre en début d'après-midi.
J'ai du rester dans ma chambre tant que je n'avais pas vu l'infirmière (qui vérifie que je sois rasée, et m'amène un X-Prep (purgatif)à prendre à 17h), le chirurgien, l'anesthésiste.
Je prends une douche à l'Hibiscrub le soir-même, et la sage-femme m'amène un comprimé d'Atarax 100mg (anxiolytique) vers 22h; j'en profites pour lui demander si c'est normal que le X-Prep n'ait toujours pas agit.
Sa réponse: "oui c'est normal, ça va commencer à agir vers 23h, et vous aurez des coliques et diarrhée toute la nuit!"
OK, merci de m'avoir prévenue!!!
Je m'endors quand même peu de temps après la prise de l'Atarax, mais ça n'a pas duré longtemps, puisque vers minuit, je me suis réveillée pour me précipiter aux WC; je ne vous raconte pas la suite! J'ai passé une nuit horrible!!!


Le 13 novembre, une sage-femme (j'étais dans le service maternité à la Clinique La Châtaigneraie) vient me réveiller à 6h pour que j'aille reprendre une douche à l'Hibiscrub et mettre ma chemise d'opérée, ainsi que la charlotte.
Puis elle me donne un autres comprimé d'Atarax 100mg pour éviter que je ne sois trop anxieuse.
Après m'être préparée, je me recouche (vers 6h30-6h45) jusqu'à ce que les brancardiers viennent me chercher vers 9h.
Ma maman est arrivée entre temps; je crois qu'elle était assez anxieuse! Ca se comprend!

Donc les brancardiers m'amènent dans un "box" en attendant que ce soit "mon tour".
L'anesthésiste vient me chercher, me demande comment ça va, et là je me mets à pleurer tellement j'ai peur.
Il me pose un cathéter (le 1er KT est trop gros , mes veines sont trop petites, donc il décide de me poser un KT pour enfant) pour m'injecter "quelque chose qui me détendra".
Je ne me souviens de rien après l'injection du produit.


Je commence à me réveiller, dans la Salle de Surveillance Post-Interventionnelle (SSPI) (=salle de réveil).
Je pleure, j'ai mal, je bouge les jambes, je les sens engourdies et je tremble sans pouvoir m'arrêter!
Je sans le brassars qui se gonfle automatiquement pour me prendre la tension assez régulièrement;
je regarde la machine pour voir si ma tension est bonne, et ce plusieurs fois.
J'essaye de regarder autour de moi, j'ai froid, j'ai une grosse couverture très lourde sur moi.
Je suis mal installée.

Une infirmière toute gentille arrive vers moi, et me demande si ça va.
Je crois que j'ai du lui dire plusieurs fois que j'avais mal, alors elle est venue une 1ère fois m'injecter de la morphine en IV directe, puis une 2ème fois et une 3ème fois.
Je sentais que ça tirait dans mon ventre.
Et surtout, je sentais une gêne au niveau de l'utérus ou de la vessie, je ne savais pas trop.
C'est quand l'infirmière qui s'occupait de moi à soulevé la poche de ma sonde urinaire pour quantifier que j'ai compris d'ou venait ma gêne.
Mes larmes continuaient à couler tout le temps que je suis restée dans la SSPI.

Je touche mon ventre pour savoir combien de pansements j'ai.
J'apperçois une infirmière avec qui j'ai travaillé lors de mon stage au mois de mars à la clinique;
je l'appelle pour savoir si elle m'a reconnue, mais elle me dit que non.
Je lui donne le nom d'une autre IDE avec qui j'ai travaillé dans ce même service, mais elle me répond qu'elle n'est plus là.
Elle repart, elle doit avoir bcp de boulot!

Lorsque je suis assez réveillée, l'infirmière qui s'occupe de moi me dit qu'on va me remonter dans ma chambre.
Je n'attendais que ça, j'avais froid dans cette salle.
En partant, elle dit au brancardier que je suis une étudiante infirmière, alors ce dernier me dit que si je veux venir en stage en SSPI avec eux, je leur écrit et ils me feront passer en stage. Assez sympa ce brancardier!!

Je ne me souviens pas du trajet entre la SSPI et ma chambre.

Lorsque j'arrive dans ma chambre (après 3h d'intervention et 2h pasées en SSPI), je vois la télé allumée, et à mon étonnement, c'est une émission qui se termine vers 15h habituellement, et justement, c'est le générique de fin; alors je demande à ma mère quelle heure il est (pensant qu'il devait être midi), et elle me répond qu'il est 3h de l'après midi.
Les brancardiers me réinstallent dans ma chambre et repartent.
L'intervention a donc durée 3h au lieu des 30 à 45 minutes prévues par le chirurgien la veille (qui pensait qu'il n'y avait pas grand chose à enlever).


L'infirmière vient faire la surveillance post-opératoire, prend ma tension, regarde mes perf' et mes pansements, puis elle soulève ma poche de sonde urinaire, et la je réalise et je prends peur!!
J'attends qu'elle sorte pour laisser mes larmes couler.
Ma mère qui est à côté de moi, me dit que ce n'est pas grave, que je ne vais pas la garder longtemps.

Dans l'après midi, les infirmières passent pour me changer les perf' (j'ai une base (G5) et une fois sur deux un antalgique et un anti-inflammatoire), prendre la tension et vérifier mes pansements (un sur le nombril, un à côté de chaque hanche, et un au niveau du pubis).
Je sens que la veine me brûle, l'infirmière me dit qu'elle doit être fatiguée avec les produits que j'ai reçus et que je reçois encore. Elle diminue le débit, c'est un peu moins douloureux.

Le chirurgien passe me voir dans la soirée, pour voir comment je vais, et il m'explique que l'intervention a durée 3h parce qu'il a trouvé plusieurs petites lésions endométriosiques dans le ventre qu'il a du "brûler" et qu'il m'a enlevé le ligament utéro-sacré gauche qui était très atteint.
Il m'explique qu'au bloc, ils m'ont mis une sonde urinaire pour éviter que je ne me lève et de ce fait avoir un peu plus mal encore.
C'est l'anésthésiste qui m'a expliqué pourquoi le fait d'enlever le ligament était aussi long;
il faut d'abord coaguler la partie à couper, et il ne coupe qu' 1/4 de mm à la fois.
Travail de précision!


Ma première nuit après la coelio n'a pas été très reposante, je n'ai quasiment pas dormi (j'ai l'habitude dormir sur le ventre, mais là c'était mission impossible!!!), j'ai eu mal au dos toute la nuit;
je ne savais pas comment me mettre, j'essayais de me mettre sur le côté gauche pour soulager mon dos, en essayant de ne pas arracher ma perf', mais la sonde urinaire étant sur ma droite, je ne pouvais pas la porter pour la mettre de l'autre côté, et du coup, je sentais l'urine qui refluait dans le tuyau et revenait dans ma vessie! C'est un peu impressionnant!!!

Je n'ai donc quasiment pas dormi cette nuit là, et ce n'est qu'à 6h du matin que j'ai osé demander quelque chose d'un peu plus fort pour soulager les douleurs et me reposer un peu.
La sage-femme m'a amené de l'Acupan (antalgique injectable puissant) sur un sucre (l'effet est plus rapide)! Un truc bien dégeu', mais qui soulage!!
J'ai du réussi à dormir un peu sur le début de matinée.


Le vendredi matin (lendemain de la coelio), l'infirmière vient m'enlever la sonde urinaire (oufffffffffffffffffffffffff!!!), et les pansements.
Résultats, des strips sur les points du bas ventre, et des points dans le nombril (encore gonflé, et tout moche), et un gros hématome super douloureux sous le nombril, l'abdomen encore gonflé par le gaz injecté!
Elle me fait les soins à la bétadine (trop douloureux, surtout au niveau du nombril!!)


Le soir du 14, vers 22h, j'ai demandé quelque chose de plus fort pour la douleur pour pouvoir dormir et ne pas refaire la même nuit que je venais de faire!!!
La sage-femme (la même que la veille) était réticente!
J'ai eu l'impression qu'elle pensait que je n'avais pas mal;
elle a voulu attendre de me poser une dernière perf' (antalgique) pour voir si la douleur passait.
Mais étant donné que les perf' passaient en bcp plus de temps (à chaque fois ça me brulait dans la veine, donc il fallait diminuer le débit), la douleur n'était pas réellement soulagée.
Quand elle est revenue, elle a accepté de me donner un Acupan, parce que j'avais les larmes aux yeux tellement j'avais mal.
Et là j'ai vraiment eu l'impression qu'elle s'est foutue de ma g..., quand elle m'a donné l'Acupan sur le sucre, elle me demande "c'est bon au goût?" avec un petit sourire à la con!
Et j'avais envie de lui dire, "mais t'es conne, tu crois que je le prends par plaisir ton truc dégeu'?!!!
Un médicament, c'est pas fait pour être bon!!". Mais je n'ai su que lui répondre par un petit "non".
Cette nuit là j'ai pu dormir un peu mieux!


J'ai revu l'anesthésiste et le chirurgien avant de rentrer chez moi le samedi; un seul mot d'ordre : REPOS!!!
Ils me l'ont bien fait comprendre!
Et le chirurgien m'a prescrit un traitement (Lutényl) pendant 3 mois pour être en ménopause artificielle et donc mettre mes ovaires au repos!
Puis arrêt pendant 10 jours; reprise des cours le 26 novembre si tout va bien.

Le samedi matin donc, je me prépare pour rentrer à la maison.
La douche à été un moment difficile, difficultés à tenir debout et à m'habiller...

Le trajet de la clinique à la maison à été douloureux, les secousses dans la voiture n'arrangeant rien.
Il m'a fallu un long moment pour réussir à monter ttes les marches qui mènent à la maison.
Je suis restée couchée pendant 2 jours à la maison, quasiment 24/24h, sauf pour me lever 2 ou 3 fois dans la journée et faire quelques pas; n'étant pas sous anticoagulant, il manquerait plus que je fasse une phlébite!!

Le plus difficile est de rester à ne rien faire, le fait de se sentir encore dans "les vap'" (restes de l'anesthésie??), de faire attention pour se lever à ne pas forcer sur les abdos, avoir besoin de quelqu'un qui vous aide à vous lever, à vous coucher, manger dans son lit; la fatigue et l'essouflement qui surviennent 2 minutes après s'être mis à essayer de marcher, devoir s'asseoir pour se brosser les dents et s'habiller (enfin pas trop s'habiller, puisque je suis restée en chemise de nuit du début de l'hospitalisation jusqu'au 17, sauf quand je suis rentrée chez moi, ...), et aussi l'impossibilité de rester assise plus de 5 min.
Et puis il y a ces douleurs, le temps que tout se remette en place à l'intérieur.

*** Aujourd'hui, 6 jours après mon opération, je suis encore fatiguée, mais moins essouflée pour marcher et prendre la douche; j'ai un peu moins mal au niveau des points, sauf au nombril qui reste très sensible et avec l'hématome tout moche! Et j'ai 2 beaux bleux au niveau du poignet gauche, là où j'avais les cathéters, et j'ai encore mal à la veine (qui est indurée!!!) où on me passait les perf'.

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 07:07

Modifié le jeudi 10 septembre 2009 01:55

lien vers des sites, pour en savoir un peu plus...

Voici un site qui parle de la maladie, pourquoi elle existe, sa localisation et l'étendu des lésions, les signes de gêne fonctionnelle (douleurs, stérilité, autres manifestations cliniques), comment faire le diagnosctic, le traitement.
Il explique assez bien, alors allez-y.









# Posté le mercredi 19 novembre 2008 11:53

Modifié le mercredi 19 novembre 2008 17:05

ENDOFRANCE: ASSOCIATION FRANCAISE DE LUTTE CONTRE L'ENDOMETRIOSE

Voici le site de l'Association de Lutte contre l'endométriose.


Vous trouverez
:


***la maladie:
- recommandations du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF)
- recommandations de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS)
- généralités sur l'endo
- endo et aides médicales à la procréation
- la douleur
- questions administratives relatives à l'endo


***trucs et astuces:
- lutter contre la douleur
- les examens
les interventions chirurgicales
- la maternité
- les médecines douces
- les traitements médicamenteux


***témoignages

***FAQ

***Lexique

*** Livres- Articles- Sites

***Forum

***Vie associative

***Corps médical

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 12:11

Modifié le mercredi 19 novembre 2008 12:30

la preuve que l'on peut avoir un bébé...

je vous met le lien du blog de

Laetitia

Elle aussi atteinte d'endo
elle a eu une petite puce au mois de janvier 2008

Ne perdez pas espoir les filles!!!
[/
f]

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 13:50

Modifié le lundi 11 mai 2009 07:42

Thomas, mon amour, mon trésor, ma vie...

Thomas, mon amour, mon trésor, ma vie...
Merci d'être là....
Je t'aime tellement

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 16:16

Modifié le jeudi 10 septembre 2009 01:42

J'ai pas choisi...

J'ai pas choisi,
D'avoir cette maladie,
Qui gagne un peu plus de terrain chaque jour.

Un nom un peu compliqué,
Pour une maladie de cause inexpliquée.

Je pensait que l'on ne serait pas nombreuses,
Et finalement, beaucoup de jeunes femmes en souffrent.

Parfois, elle enlève aux femmes leur voeu le plus cher,
De mettre un jour un enfant au monde.

Cette maladie, c'est des douleurs,
des atteintes possibles de tous les organes autour de l'utérus et des ovaires.

Elle est encore très mal connue,
Et fait beaucoup de dégâts chez certaines personnes;
Dégâts physiques mais aussi psychologiques.


Je veux la faire connaître,
Pour que l'on traite ces femmes dignement;
Que l'on approfondisse les examens avant de dire
"vos douleurs, c'est dans la tête".

Je m'acharnerait sur cette maladie,
Elle ne me bouffera pas,
C'est moi qui aurait de l'emprise sur elle;
Et un jour moi aussi j'aurais des enfants,
En espérant ne pas avoir recours à la FIV.




Ca fait mal de savoir que cette maladie se développe en moi,
Et de savoir que j'aurais peut-être des difficultés à conçevoir un enfant.

A certaines, on leur dit que c'est maintenant ou jamais,
Si elles veulent un bébé...




Je veux en parler parce que je le vis mal, que j'arrive pas à m'y faire.
Mais c'est pas elle qui me bouffera, mais bien moi qui lui ferait comprendre qu'elle a rien à faire là!

# Posté le vendredi 21 novembre 2008 23:21

Moral à 0...

Je suis mal depui hier soir; on s'est pris la tête avec mon chéri hier soir et ce matin. J'ai le moral dans les chaussettes!!!

J'ai peur de ne pas pouvoir avoir de pti bout un jour!
J'ai limpression que personne ne peut comprendre ces douleurs, et ce qu'on ressent moralement!
C'est dur à vivre!

On s'est engueulés avec Tom parce qu'il ne comprenais pas pourquoi j'y pense tout le temps; pour lui, j'ai eu la coelio donc il n'y a plus rien.
Ce que les gens ne comprennent pas c'est que les lésions reviendront, après la ménopause artificielle, plus ou moins vite, et avec les douleurs qui vont avec!

On s'est expliqués ce matin, il a compris pourquoi cétait aussi difficile pour moi, mais je sais que c'est difficile aussi pour lui, parce que c'est dur pour lui de me voir pleurer, et surtout de ne rien pouvoir faire pour m'aider.
Mais il est présent, et c'est la chose la plus importante!

Je t'aime plus que tout mn coeur.
Merci d'être à mes côtés.

# Posté le samedi 29 novembre 2008 06:13

Modifié le lundi 22 décembre 2008 07:25